Les étudiants de l'Artois artistes, avec le collectif Faux Amis +

Patrimoine, exposition, développement culturel | Ajouté le: 20 avril 2018

Photographies murales des étudiants par le collectif des Faux Amis +. Crédit photo Euralens

À la Maison de l'ingénieur de l'association Porte-Mine, projet labellisé Euralens situé dans la Cité du 12/14 à Lens, ont été restitués les travaux des artistes. Les Faux Amis + ont travaillé au plus près des habitants, en particulier des jeunes de l'Université d'Artois, 6 mois durant

Mission des Faux Amis + et leur résidence

La résidence-mission du collectif Faux Amis + (Anne Breton, Lucie Pastureau et Lionel Pralus) a démarré en septembre 2017 et s'est clôturée autour d'une exposition intitulée "J'ai eu plus d'un coup de foudre". Visible dans les locaux de l'association "Porte-Mine" (projet Autre Part), à Loos-en-Gohelle, du 11 au 14 avril 2018, cette exposition a permis de faire découvrir et de mettre en valeur ce qui a été réalisé avec le concours des habitants, au cours de cette expérience de plusieurs mois.

L'objet de cette résidence, mise en place par le Service Vie Culturelle et Associative, était d'interroger les étudiants et les habitants sur le regard qu'ils portent sur le territoire de Lens-Liévin et sur sa transformation. Cette résidence a rayonné autour de trois pôles universitaires : la Faculté des STAPS, la Faculté des Sciences Jean Perrin et l'IUT de Lens. Au total, plus de 600 personnes ont participé aux gestes artistiques proposés par les Faux Amis.

Les partenaires culturels et touristiques du territoire et de la dynamique Euralens, associés dès les premières réflexions, ont eux aussi pris part aux temps forts de la résidence : Culture Commune, le Louvre-Lens, le Pays d'Art et d'Histoire de la Communauté d'Agglomération de Lens-Liévin, l'Office de Tourisme et du Patrimoine de Lens-Liévin et l'association Porte-Mine. Par ailleurs, cette résidence-mission a été soutenue par le DRAC Hauts-de-France.

"J'ai eu plus d'un coup de foudre"

La poésie de cette résidence-mission est très bien résumée par le collectif : "Nous avons tenté, à plusieurs reprises, d'entremêler nos pratiques, de faire se rencontrer la matière, l'image et le texte. Tout comme nous avons tenté de faire s’entremêler les différentes entités rencontrées sur le territoire : les lieux culturels, les étudiants, les habitants, les paysages traversés. Il y a quelque chose qui couve ici, comme le charbon sous la terre qui chauffe encore par endroits. Il y a quelque chose qui couve et qui peut jaillir, dans cette jeunesse, dans la manière dont elle s'empare de ce qu'on lui laisse et dont elle regarde devant."

Les gestes artistiques se sont développés autour de thématiques, dont voici quelques exemples :

Paysage amoureux

Les étudiants de l'Université d'Artois ont été interrogés sur la manière dont ils appréhendent le paysage de ce territoire : quel paysage, quel espace vous interpelle sur votre trajet ? Avez-vous un lieu qui vous a spécialement marqué ? Pourquoi ?

Lionel Pralus, le photographe du collectif, est ensuite parti à la rencontre de ces paysages et les a photographiés.

Le cafu d'Albertine

Du temps de la mine, on appelait "cafus" les tissus que portaient les femmes sur la tête en triant le charbon, pour se protéger de la poussière. Les Faux Amis ont exploré l'histoire de cette étoffe et celle d'Albertine, petite trieuse de 14 ans qui a dû arrêter l'école pour aller travailler.

Des tampons ont été dessinés pour personnaliser ces tissus, à l'image des wax africains. Grâce à leurs motifs inspirés du patrimoine local, ils racontent des histoires liées à la vie quotidienne en famille. 

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