Villes-jardins et éco-quartiers durables

Panorama sur Euralens centralité © Euralens

Le Louvre-Lens, construction de Haute Qualité Environnementale (HQE), est également un parc constituant le poumon vert de la centralité lensoise. L’ambition des élus est de transposer ce modèle de durabilité à l’échelle du territoire, en s'appuyant sur le plan directeur Euralens conçu par Michel Desvigne et Christian de Portzamparc. La définition progressive d'une métropole verte à grande échelle, où le passé côtoie le présent et prépare l'avenir…

Le parc du Louvre-Lens

Une attractivité accrue

Le parc du Louvre-Lens, conçu par la paysagiste Catherine Mosbach, doit être un écrin pour le musée. Parallèlement l’architecture épurée imaginée par l’agence SANAA met en valeur le site de 25 hectares.
Une belle complémentarité, qui se traduit dans les formes mais aussi dans le fond. Le végétal ici témoigne de l’évolution du temps, depuis la Préhistoire (création du charbon) jusqu’à la genèse actuelle du parc, en passant par l’exploitation minière des XIX et XXe siècles. Les traces de l’époque industrielle sont visibles :

  • sur le site même à travers l’ancien puits, le bois pionnier ou "bois dormant" (côté Liévin) et les cavaliers
  • vers Loos-en-Gohelle, grâce à la perspective sur les terrils jumeaux et les chevalements du 11-19.

On peut appréhender à la fois la dimension historique, botanique et ludique du parc, en cheminant parmi les prés, les prairies fleuries, les pelouses, les éléments aquatiques et minéraux, les sous-bois, les clairières, etc.
Le parc est gratuit, ouvert en journée (tous les jours), fermé et gardé la nuit.
Musée-parc ? Parc-musée ? Sa visite complète ou prépare la découverte de la Galerie du temps et des expositions temporaires.

Plateau ludique du parc du Louvre-Lens, vers Liévin © Euralens

Un ancrage du parc dans le territoire

Le parc du Louvre-Lens est accessible par plusieurs points (7 entrées au total). Il dispose de trois entrées principales : une vers la rue Bernanos (Lens) à l’est, une vers Liévin à l’ouest et une le long de la rue Paul Bert dans le prolongement de la rue de la Rochefoucauld (Lens) au nord.
Il se trouve dans une configuration de quasi "îlot" à l’échelle du territoire, adossé aux arrières des jardins de la Cité Jeanne d’Arc au nord et de la Cité des Camus de Lens au sud. Cette configuration est amenée à évoluer au fil du temps, en particulier dans ses parties est et sud (cf. site de l’ancien stade vélodrome Maurice Garin).
Le lien du parc avec l’ensemble du territoire sera un élément déterminant de la réussite d‘Euralens. Comme le souligne le paysagiste Michel Desvigne, concepteur du schéma directeur d’Euralens : « Je prolonge la conception de Catherine Mosbach et SANAA grâce à la palette végétale qui existe et qui correspond au site. […] Il ne faut pas qu’il y ait de rupture entre ce que j’imagine et le parc du musée »

Les éco-cités du Louvre

Les cités minières constituent un élément de patrimoine majeur du Bassin minier. L’enjeu est de parvenir à un équilibre indispensable entre leur préservation et leur nécessaire évolution. Une réflexion pilote est menée avec les élus et les opérateurs gestionnaires de ces cités pour que la transformation d’un certain nombre d’entre elles – situées autour du Louvre-Lens – constitue une référence en termes environnementaux, sociaux et architecturaux.
La réhabilitation exemplaire de ces "éco-cités du Louvre" sera transposable à d’autres cités du Bassin minier.

Cité Jeanne d’Arc (9 de Lens) © MBM
Projet de réhabilitation de la Cité du 12/14 à Lens © Maisons & Cités – BNR Architectes

La trame verte

Qu’est-ce que la trame paysagère ?

Marqué par l’activité industrielle des XIX et XXe siècles, le Bassin minier s’est construit en suivant la logique minière. Il est composé de multiples "archipels" formés par les anciennes fosses d’exploitation et leurs cités. Plus d'info
La trame paysagère – ou trame verte et bleue – est constituée :

  • de cheminements (les cavaliers, pour l’essentiel)
  • de "respirations" (les terrils, les anciens parcs à bois, les jardins des cités…).
Hénin-Beaumont – Jardin de la cité Darcy / Isaac Stillwell © Les Sacrophytes

Trame verte et plan directeur Euralens

Les réflexions engagées par Michel Desvigne et Christian de Portzamparc sur la transformation du territoire s’appuient sur ces éléments. Ils constituent des éléments singuliers :

  • de marquage du paysage
  • d’agrément
  • et de continuité des parcours.

« Le point de départ de ma réflexion, indique Michel Desvigne, est de créer des cheminements qui génèrent une nouvelle appréhension de ces territoires. L’objectif est de favoriser le développement des quartiers grâce au tracé de chemins permettant à tous de circuler d’un espace à l’autre naturellement. Les vides sont des espaces urbains formidables… »

Dans cette perspective, l’aménagement des espaces publics paysagers est une priorité d’Euralens. La trame verte et bleue constitue l’armature d’un nouveau développement urbain durable.

La Chaîne des parcs

Les terrils et leur environnement, richesses écologiques et patrimoniales, présentent un potentiel intéressant. Certains ont déjà fait l’objet d’une reconversion en espaces verts ou en parcs de loisirs. Les projets se multiplient : mise en valeur, classement en Espace Naturel Sensible (ENS), etc. À l’image de ce qui existe déjà avec la Chaîne des terrils, une Chaîne des parcs est à l’étude, pilotée par Euralens. Menée par le groupement Michel Desvigne – Paysagiste (mandataire) / Pro Développement Programmiste / Biotope – Écologue / Inessa Hansch – Architecte, cette étude est en cours et donnera lieu, en décembre 2013, à un schéma stratégique pour l'ensemble du territoire concerné par la dynamique Euralens (CALL, CAHC et Artois Comm.)